C’est le premier roman de Stella Cani, publié chez Maison Trouble. Bouli·e prend le maquis de Stella Cani, qui inaugure la collection dans ma bouche.
dans ma bouche est un terrain d’expérimentation, dans la langue comme dans la forme. Un espace pour des écrits d’artistes, où former le récit de sa propre histoire est une lutte contre le silence et l’oubli, comme nous le dit Dorothy Allison dans le poème Toutes nos langues cultivent la vérité (Les femmes qui me détestent, éd. Hystériques & associées, 2024): « Ce que je dis, c’est que les mots mûrissent dans ma bouche. »
A propos du livre: enfant, Bouli·e passe tous ses étés en Corse chez ses grands-parents maternels, bercé·e par les chants corses et les histoires de vendetta. Quand, des années plus tard, sensations et gestes fissurent l’amnésie traumatique de l’inceste qu’iel a vécu, Boulie est confronté·e au silence de sa famille. La parole est sa riposte. Fragments après fragments, les souvenirs s’égrènent et la mémoire s’écrit, logée à même le corps. Prendre le maquis, fuir et lutter, c’est une manière de transformer sa colère et de se faire justice soi-même face aux violences instituées.
Stella Cani fabrique des spectacles, des films et des livres depuis une dizaine d’années. Elle a participé au projet collectif JJ autour de la figure de Jill Johnston avec, entre autre, la publication d’un livre de traduction collective aux éditions Brook et un film documentaire auto-produit. Bouli·e prend le maquis est son premier roman et prend part à un vaste travail artistique autour de l’inceste, de la domination adulte et des imaginaires queer.
Cette rencontre est organisée en partenariat avec le CCN de Grenoble.
Mercredi 20 mail à 19h, entrée libre, accessible PMR
